Conférence en ligne : « Et le cerveau dans tout ça : comprendre le développement cognitif de nos élèves pour favoriser leurs apprentissages » de Natacha Duroisin

« Comment fonctionne le cerveau de mes élèves ? » ; « Que se passe-t-il dans la tête de mes élèves quand ils apprennent ? » ; « Pourquoi mes élèves oublient-ils ce qu’ils ont appris ? » ; « Comment favoriser de meilleurs apprentissages ? » ; « Les recherches menées en psychologie cognitive et neurosciences peuvent-elles m’aider à mieux enseigner ? » … autant de questions fondamentales qui restent bien souvent sans réponse.

Cette conférence d’ouverture tenue lors de la journée d’étude “Et le cerveau dans tout ça” à l’UMONS le 12 février 2019 avait pour objectif d’apporter un éclairage sur ces questions et d’amener les intervenants éducatifs à mieux comprendre, au moyen d’exemples concrets, quelques-uns des mécanismes cognitifs et conatifs liés aux principaux apprentissages qu’un élève doit parvenir à acquérir et exercer dans le cadre de sa scolarité (Ferrand, Lété & Thevenot, 2018).


Le pari est pris : mieux comprendre le fonctionnement cognitif de l’élève permet de mieux ajuster ses pratiques pédagogiques…

La vidéo de la conférence est accessible via ce lien.

Mise en ligne des conférences de la journée : « Et le cerveau dans tout ça : comprendre le développement cognitif de nos élèves pour favoriser leurs apprentissages »

Toutes les vidéos de la journée d’études « Et le cerveau dans tout ça : comprendre le développement cognitif de nos élèves pour favoriser leurs apprentissages  » sont disponibles ! Si vous souhaitez voir ou revoir les conférence de Franck Ramus, de Bérangère Guillery-Girard, de Catherine Thevenot et de Natacha Duroisin, cliquez ici.

Des dispositifs pour favoriser le développement psycho-cognitif des élèves : Conférence de Natacha Duroisin

Nous étudions, dans une perspective développementale, le fonctionnement cognitif des apprenants afin de favoriser le développement et la mobilisation de savoirs, savoir-faire et de compétences chez les élèves. La particularité de ces recherches est de faire converger plusieurs champs scientifiques (sciences de l’éducation, psychologie cognitive et développementale, didactiques des disciplines) afin de les enrichir mutuellement pour contribuer à l’amélioration de l’enseignement-apprentissage en travaillant un concept transversal, à savoir l’espace. Une attention est portée notamment au développement de compétences et de mécanismes spatiaux (passage de la 2D à la 3D et inversement, processus de décentration, etc.) appliqués à divers contenus disciplinaires (mathématiques, géographie, sciences…) chez des sujets typiques et atypiques. En prenant en compte les résultats des élèves à certaines évaluations scolaires et à certaines épreuves psychométriques, nous développons, d’une part, une série d’expériences documentées dans les domaines de la psychologie et des sciences cognitives (i.e. Duval) et, d’autre part, des séquences pédagogiques en prenant appui sur de précédentes recherches (i.e. Berthelot & Salin). Nous présenterons des dispositifs exerçant l’habileté de décentration spatiale que nous avons mis au point avec des enseignants et que nous avons expérimenté dans des établissements scolaires ordinaires et spécialisés (Duroisin & Mengue-Topio, 2017).

La conférence est disponible via ce lien.

En mathématiques

Le signe –

Les tuiles (ou les cubes de couleurs) constituent un matériel pouvant être utilisé par les élèves pour représenter les nombres positifs et négatifs. Il peut intervenir notamment pour aborder les opérations sur les nombres entiers (addition et soustraction, mais aussi multiplication). Ce matériel peut être utilisé pour instaurer de la différenciation au cours de l’apprentissage. A ce titre, il est par exemple possible de le prévoir pour les élèves en ayant besoin lors de la découverte et l’assimilation des règles d’addition et de soustraction. Il peut également être utilisé librement par les élèves qui le souhaitent pendant des séances d’exercices. Ce matériel peut enfin être considéré comme un matériel de différenciation. Une version numérique des tuiles peut également être envisagée.
La droite graduée est un outil pouvant être utilisé pour aborder les nombres entiers et principalement les opérations d’addition et de soustraction. Elle peut être utilisée comme matériel de différenciation lors de l’apprentissage ou comme matériel de remédiation. Il est, par exemple, possible de fournir aux apprenants une droite graduée individuelle qui leur servira d’aide différenciée aux différents temps de la séquence d’apprentissage (exercices…). Les explications quant à la manière d’utiliser la droite graduée peuvent varier. Elle peut, entre autres, être utilisée comme support pour la réalisation de déplacement d’un objet ou encore comme support pour le tracé de flèches. - Par le déplacement : Les calculs peuvent représenter les déplacements sur la droite graduée. Dans ce cas, comme présenté dans l’illustration suivante, le premier terme de l’addition/soustraction représente la position de départ sur la droite, l’opération représente l’orientation de l’objet à déplacer et le deuxième terme représente le sens et la longueur du déplacement. Le point d’arrivée de l’objet représente ainsi la réponse au calcul trouvé. Une telle démarche pourrait permettre une meilleure assimilation des règles de signes successifs dans les additions et soustractions d’entiers. Dans ce cas, on peut imaginer que les élèves manipulent un personnage sur une droite graduée en suivant les consignes données. Il peut également être envisagé de faire vivre les déplacements aux apprenants en les faisant se déplacer eux-mêmes sur un support de droite graduée représenté sur le sol.
Plusieurs jeux de cartes peuvent être utilisés pour consolider l’apprentissage des opérations sur les entiers. C’est le cas du jeu des sept familles, du jeu de memory, du jeu de dominos, du jungle speed, du jeu des paires… Ces jeux de cartes proposent, par exemple, aux élèves de réussir à associer des calculs et leur réponse ou encore des calculs équivalents entre eux. Pour différencier ces séances de consolidation des apprentissages, il est possible de proposer des jeux de plusieurs niveaux de difficultés pour ces différents jeux. Un niveau plus complexe peut d’ailleurs être proposé en dépassement. Il est également possible de se servir de jeux de cartes pour réaliser ce type de jeux. Dans ce cas, les cartes d’une couleur représentent les nombres positifs et les autres représentent des nombres négatifs. On peut alors, par exemple, demander aux élèves d’atteindre un certain nombre (par exemple « zéro ») en réalisant des opérations sur les cartes péchées par l’élève.

À distance – En mathématiques

Nous vous proposons un répertoire d’outils à utiliser à distance pour aborder le thème des fractions, du signe moins et du statut de la lettre. Pour vous faciliter dans le choix des outils, des pictogrammes vous sont proposés en suivant la légende suivante : 

Capsules
vidéo ou
animations
Ressources
théoriques
écrites
Banque
d’exercices
Quiz et
questionnaires
Jeux Autre
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