ECOLE & COVID-19 : Les pratiques enseignantes en temps de pandémie (résultats de la deuxième enquête, janv. 2021)

Depuis le début du confinement, en mars dernier, notre équipe de recherche a décidé d’investiguer les pratiques enseignantes en temps de pandémie par le biais d’enquêtes quantitatives (questionnaires écrits). À ce jour, près de 2000 enseignants de la Fédération Wallonie-Bruxelles ont déjà répondu à l’une ou l’autre de ces enquêtes et nous les en remercions. Vous trouverez, ci-dessous, les résultats de la deuxième enquête menée.

Ce rapport de recherche présente les principaux résultats de l’enquête « Et cette rentrée scolaire, alors ? », réalisée entre la fin du mois septembre et le début du mois de novembre 2020. 911 enseignants ont répondu, complètement ou en partie, à cette enquête qui s’inscrit dans la continuité d’une précédente enquête intitulée « Enquête en FWB sur les pratiques des enseignants en temps de pandémie et sur la rentrée scolaire 2020-2021 », dont les résultats ont été publiés en septembre 2020.

Proposées sur fonds propres par notre équipe de recherche (Université de Mons/Belgique), ces enquêtes sont l’occasion d’offrir aux enseignants la possibilité de s’exprimer quant à la situation particulière vécue depuis le début du premier confinement. Hormis le fait de donner la parole aux enseignants, ces enquêtes ont pour principal objectif de fournir un état des lieux de la situation d’enseignement-apprentissage en temps de pandémie. En questionnant les enseignants de l’enseignement maternel, primaire et secondaire de la Fédération Wallonie-Bruxelles, les chercheurs explorent différentes thématiques telles que les inégalités scolaires, les apprentissages scolaires, l’usage du numérique, les actions d’enseignement, les difficultés rencontrées, le positionnement des enseignants par rapport aux prescriptions légales (circulaires), la gestion de classe, le bien-être… Ces enquêtes poursuivent également d’autres objectifs. En proposant plusieurs enquêtes à différents moments, un des objectifs est de percevoir comment les perceptions et pratiques enseignantes évoluent aux étapes clés de cette période de crise sanitaire. Enfin, un autre objectif poursuivi par l’équipe de recherche est de s’intéresser aux différences de situations pouvant exister entre les pays en comparant ces résultats avec les données provenant d’autres pays, situés en Europe et hors d’Europe, qui ont aussi fait le choix d’interroger les enseignants durant la pandémie. Enfin, tous ces travaux de recherche permettront de relever des pistes et des recommandations pour tirer parti de la crise sanitaire et repenser une école post-Covid.

–> Lien pour accéder au rapport de recherche.

Etant donné la situation sanitaire, une troisième enquête pourrait être proposée et faire l’objet d’une nouvelle publication. Toutes les informations concernant les enquêtes réalisées et celles à venir sont disponibles sur ce site www.capte.be.

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Nouvelle publication à venir : Duroisin, N., Beauset, R. & Lucchese, J. (2020). Favoriser le passage à la visualisation non iconique par le recours à une ingénierie didactique pour faciliter la transition primaire/secondaire en géométrie. Annales de didactique et de sciences cognitives.

Un article portant sur le passage de la visualisation iconique à la visualisation non iconique par le recours à une ingénierie didactique a été accepté pour publication dans le prochain numéro de la revue Annales de didactique et de sciences cognitives. Cet article rédigé par Duroisin Natacha, Romain Beauset et Jessica Lucchese sera prochainement mis en ligne ici.

Nouvelle publication : Duroisin, N., Mengue-Topio, H. & Beauset, R. (2019). Éval. des stratégies autorégulatrices mises en œuvre par des élèves de l’ens. primaire ordinaire et de l’ens. secondaire spécialisé en situation de jeu. Évaluer. Journal international de recherche en éducation et formation, 5(1), 5-24.

En juillet 2017, au Conservatoire National des Arts et Métiers à Paris, s’est tenu un symposium dans le cadre des rencontres internationales du réseau de Recherche en Éducation et en Formation (RÉF) dans lequel douze chercheurs ou équipes de chercheurs ont souhaité partager leurs travaux, leurs réflexions et leurs expertises autour du rôle de l’évaluation dans l’apprentissage autorégulé et la régulation des apprentissages. Natacha Duroisin (Ecole de Formation des Enseignants – UMONS) et sa collègue, Hursula Mengue-Topio (Université de Lille – PSITEC), s’étaient rendues au REF pour partager leur travail de recherche portant sur l’évaluation des stratégies autorégulatrices mises en œuvre par des élèves de l’enseignement primaire ordinaire et de l’enseignement secondaire spécialisé en situation de jeu. Suite à ces échanges, les organisateurs du symposium ont proposé aux chercheurs l’écriture d’un numéro thématique dans la revue e-JIREF. Ce numéro thématique vient de paraitre. Retrouvez ci-dessous le résumé de l’article proposé par Natacha Duroisin, Hursula Mengue-Topio et Romain Beauset. Le texte intégral est également disponible en cliquant ici.

Résumé Cet article présente une recherche qui évalue les stratégies autorégulatrices mises en oeuvre par des élèves de l’enseignement primaire ordinaire et de l’enseignement secondaire spécialisé (N=26) lors d’une situation d’apprentissage ludique. Cette situation porte sur le processus de décentration spatiale et est composée de quatre séances de jeu. Ces séances ont été entièrement filmées. Les stratégies d’autorégulation mobilisées par les enfants et adolescents au cours des séances de jeu sont analysées à l’aide de la grille d’analyse des stratégies autorégulatrices de Nader-Grosbois (2007a) et du logiciel Observer XT. Les résultats montrent qu’il existe peu de différences en termes de scores moyens d’autorégulation globale entre les deux groupes d’élèves, et que les différentes stratégies convoquées par les deux groupes de participants appariés en fonction de leur âge de développement présentent toutes un niveau de maîtrise équivalent. En outre, les résultats permettent de mettre en évidence les avantages et les lacunes du jeu mis à disposition des élèves et de présenter des pistes de recherches pour des travaux ultérieurs.

Chapitre de livre : Duroisin N. & Mérenne-Schoumaker B. (2019). “Une formation géographique qui contribue à l’orientation scolaire”. In Canzittu D, “Penser et agir l’orientation au 21ème siècle. De l’élève au citoyen engagé” , Ed. Qui plus est.

Nous soutenons que l’orientation scolaire sera davantage efficace si les élèves sont capables de comprendre les grands enjeux sociétaux actuels et d’anticiper les défis auxquels la société de demain devra faire face. Réaliser cette analyse de la société est l’une des missions de la formation géographique du XXIe siècle. Mais, à l’heure où la discipline souffre d’un déficit identitaire et que sa place dans les grilles horaires de cours est souvent remise en question, il parait important de ré-affirmer le fait que la géographie suscite le plaisir d’apprendre, contribue à l’éducation au bien-être et oeuvre à un enseignement à visée émancipatrice qui consiste à armer les élèves de savoirs, savoir-faire, attitudes et compétences diversifiés, précis, complexes qui leur permettront d’agir en tant que futurs adultes-citoyens conscients des enjeux de la société et préparés aux métiers de demain.

Ce chapitre est disponible via ce lien.

Publication : Duroisin, N. (2017). Complexifier quantitativement et qualitativement le contexte d’apprentissage pour faire émerger des stratégies cognitives variées : évaluation d’une habileté spatiale par l’utilisation d’environnements virtuels. Evaluer. Journal international de Recherche en Education et Formation, 2 (3), pp. 33 – 45.

Percevoir un espace, s’y déplacer,(se) lereprésenteret reproduire des itinéraires sont des compétences essentielles voire vitales pour chaque être humain quel que soit son âge. Pourtant, l’enseignement formel laisse peu de place à l’apprentissage et l’évaluation de telles habiletés spatiales alors que leur mauvaise acquisition pose de nombreux problèmes dans la vie quotidienne (désorientation, mauvaise représentation de l’espace, trouble de la latéralité, utilisation abusive du GPS). Au départ de tâches de navigation spatiale, et plus précisément d’apprentissage d’itinéraires dans des environnements virtuels, dans lesquelles tous les enfants et adolescents peuvent s’engager cognitivement, nous montrons que ces derniers développent, en fonction de leur âge,des stratégiesde résolution de problèmes différentes. Nous montrons également qu’il est possible et important de complexifier les contextes d’apprentissage de façon quantitative et qualitative afin de faire émerger de nouvelles stratégies cognitives plus ou moins élaborées. Les environnements virtuels utilisés se révèlent alors être des outils d’évaluation intéressants pour y parvenir et pour remédier aux manques des évaluations plus traditionnelles. Au-delà d’un intérêt porté à la solution d’un problème donné, nous attirons, d’une part, l’attention sur l’utilisation de certains contextes d’apprentissage (ici virtuels) qui invitent les élèves à faire preuve de flexibilité cognitive. D’autre part, nous montrons que capacité à faire preuve de flexibilité cognitive est un élément important pour se montrer efficace face à la résolution de divers types de problèmes scolaires (i.e. en dehors de ce type de contexte virtuel).

L’article est disponible en cliquant sur ce lien.

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